EN

 
 

Session 16
Nasrin Himada

Le 29 novembre 2017 à 19 h

— Facebook

Les places sont limitées, RSVP ici.

 
J’imagine tout cela avant de m’endormir : ma grand-mère ayant vécu à Tarshiha en Palestine, vit à Montréal dans la même ville que moi. Un rituel nocturne de rêve, de fantaisie et de prière : parler aux fantômes devient un acte de mémoire ou de retour, un acte de résurgence de par la façon dont nous racontons nos histoires et les ré-imaginons, cette histoire disparue dans la migration, m’appartient désormais dans mes rêves. Je ne connais rien de cette grand-mère qui vivait en Palestine. Je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois. L’imaginer comme j’ai besoin qu’elle soit dans l’histoire m’ancre, m’enracine dans un profond état d’appartenance. C’est un acte intime de prière, une intervention fantomatique dans le temps, devant mon mon incapacité à écrire pour contrer la douleur.
— Nasrin Himada
 

À l’occasion de la Session 16, Nasrin Himada propose une lecture-performance sur la mémoire et les futurs imaginés qu’elle génère. Elle accompagnera sa présentation de l’œuvre vidéo Incidental Insurgents des artistes Basel Abbas et Ruanne Abou-Rahme.


 

Nasrin Himada est une auteure et commissaire d’origine Palestinienne établie à Tio’tia:ke (Montréal), sur le territoire Kanien'kehá:ka. Sa pratique et ses recherches explorent les politiques des pratiques en art contemporain, s’intéressant en particulier au cinéma expérimental et au cinéma élargi ainsi qu’aux pratiques actuelles en arts médiatiques. Son travail à titre de commissaire a récemment été présenté à la Galerie Leonard-et-Bina-Ellen et à DHC/ART Fondation pour l'art contemporain. Ses textes ont été publiés dans C Magazine, Critical Signals, The Funambulist : Politics of Space and Bodies, Fuse Magazine et MICE Magazine.

La pratique multidisciplinaire — son, image, texte, installation, performance - de Basel Abbas et Ruanne Abou-Rahme examine le paysage contemporain, qui semble être marqué par une crise perpétuelle et un «présent» sans fin, un paysage de plus en plus façonné par une politique du désir et du désastre. Leur travail remet en question cette suspension du présent et cherche comment peut en émerger un imaginaire complètement différent. Le duo vit et travaille entre New York et Ramallah et présente régulièrement des expositions individuelles et collectives sur la scène internationale.


 
Dazibao remercie les artistes de leur généreuse collaboration ainsi que ses membres pour leur soutien.

Dazibao reçoit l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de Montréal, du Ministère de la Culture et des Communications et de la Ville de Montréal.